Programme Dépendance

Fête du Jura 2020

Chers anciens de l’UMD

Unité de la maladie de la dépendance

 

Pour rendre hommage à votre sobriété, nous serions heureux de vous accueillir accompagnés de vos proches à la Fête du Jura qui aura lieu le vendredi 25 septembre 2020 à 19h00.

Date limite d’inscription le 4 septembre 2020

Si vous intervenez pour les témoignages ou CIP à la clinique, vous êtes également les bienvenus.

Merci de vous inscrire par téléphone au 022.363.20.20 ou de compléter et d’envoyer directement les informations suivantes :

Pour tout type de produit ou de comportement auquel vous ne pouvez résister, un sevrage est fortement conseillé. Nos programmes de thérapies groupales et individuelle personnalisée peuvent vous aider dans cette démarche si difficile. En cas de questions spécifiques, vous-même et votre entourage pourront être accueillis pour des entretiens d’information. Nos thérapeutes sont également à votre service pour répondre à toutes vos questions par téléphone. Si la confidentialité est de règle dans notre établissement, l’anonymat peut aussi être parfaitement respecté à votre demande.

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Si vous habitez loin, cet échange se fera par téléphone. Il est indispensable pour amorcer une coopération thérapeutique.

Pendant votre séjour, et au-delà du servage en lui-même, une offre de soins très large vous sera proposée: de l’hygiène de vie aux évaluations médico-psychologiques spécialisées.

Votre entourage pourra aussi être accueilli pour des entretiens d’information. Au-delà de ce temps passé dans notre établissement, vous, votre famille et vos proches pourrez bénéficier du soutien dit de postcure. Il sera programmé sur 11 mois sous forme de réunions ambulatoires hebdomadaires si vous résidez près de la clinique, ou alors d’accueil de trois fois trois jours au sein de la clinique, si votre domicile ne vous permet pas d’ambulatoire.

Si la confidentialité est de règle dans notre établissement, l’anonymat peut aussi être parfaitement respecté à votre demande. Nous sommes à votre écoute pour tout complément d’information médicale et administrative.

SEVRAGE ET TRAITEMENT

Notre traitement se fonde:

  • Sur une prise en charge individuelle par un psychiatre spécialiste FMH
  • Suivi individuel et groupal par des conseillers en addiction.
  • Sur des thérapies de groupes qui s’inspirent des méthodes cognitivo-comportementales et du modèle Minnesota
  • Sur un travail d’équipe simultané et concerté (interdisciplinaire).

 

C’est la méthode la plus sure pour mettre toutes les chances du côté du malade dans un temps relativement court (quelques semaines).

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Le Programme thérapeutique

Objectif : proposer aux patients dépendants une solution d’abstinence et initier chez eux une stratégie de rétablissement.

Le traitement commence par un sevrage effectué sous surveillance médicale. Un schéma médicamenteux est adapté à l’état du type d’intoxication du patient.

Dès que possible, le patient participe activement au programme thérapeutique d’une durée d’environ 4 à 8 semaines qui comprend les éléments suivants:

  • Un horaire structuré qui aide le patient à retrouver un rythme de vie actif, à gérer ses frustrations, à respecter les limites et à vivre dans le présent.
  • La thérapie de groupe (en général trois par jour) qui permet au patient de rompre son isolement, d’initier une meilleure connaissance de lui-même et de son rétablissement.
  • Les entretiens individuels avec les psychothérapeutes et le médecin.
  • Les entretiens avec les membres de la famille et les proches pendant le traitement (un entretien en cours de séjour et un entretien pour la sortie, s’ils en ressentent le besoin) aident à une meilleure connaissance de la maladie de la dépendance.
  • Les séances de relaxation et de mobilisation corporelle contribuent à l’équilibre de la personne et lui permettent de mieux se familiariser avec son corps. Le patient apprend à se détendre et à vivre un bien-être à travers ses ressources personnelles, ceci sans recours à des substances psychotropes.
  • La participation régulière à des groupes de soutien tels que les Alcooliques Anonymes et les Narcotiques Anonymes. Le témoignage d’autres personnes dépendantes sobres redonne à chacun l’esprit de vie et lui permet de progresser dans son rétablissement.

LA MÉTHODE MINNESOTA

La thérapie utilisée pour soigner la maladie de la dépendance est inspirée du modèle Minnesota, une méthode est née aux USA dans les années 1950, qui, depuis, s’est répandue dans le monde entier, notamment au Portugal, en Russie, au Chili, au Brésil, en Pologne, aux Pays-Bas, en Angleterre et en Italie. Cette méthode s’adapte à différentes cultures et à différents types de société.

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Spécificités de la méthode Minnesota pour soigner la dépendance

  • Une attention particulière est donnée à un soin de la personne dans sa globalité. Aucun aspect de la vie de la personne dépendante n’est négligé dans le traitement.
  • Le sevrage vise à l’abstinence des produits psychotropes.
  • La cure de désintoxication est effectuée avec une équipe multidisciplinaire qui inclut des médecins, des psychologues, des infirmiers, des maîtres de sport, des spécialistes des techniques de relaxation, des diététiciennes et des conseillers en addiction, c’est-à-dire, des personnes qui ont vécu la maladie de la dépendance et qui ont plusieurs années d’abstinence ainsi qu’une formation spécifique pour devenir des conseillers.
  • La dépendance est considérée comme une maladie (réf OMS): mortelle: elle l’est pour la personne si elle ne se soigne pas et pour l’entourage au sens large (accidents domestiques, de la route, etc.). Le traitement s’effectue à différents niveaux simultanément chronique: elle reste latente, inscrite au niveau physique et psychologique. Elle doit se soigner en tenant compte de sa chronicité. Elle peut se stabiliser, mais les patients restent vulnérables aux substances psychotropes et une reprise de la consommation des produits psychotropes entraînera une rechute progressive: elle empire si elle ne se soigne pas primaire: la dépendance doit être soignée comme une maladie et non comme le symptôme d’une autre problématique.

LA DéPENDANCE à L’ALCOOL

L’alcoolisme est une maladie disposant de traitement favorisant la prévention de la rechute. Aucun traitement ne permet de guérir la maladie définitivement. Cela veut dire que même si une personne dépendante est abstinente depuis longtemps, le risque de rechute existe. Il est dès lors très important pour la grande majorité des personnes dépendantes devenues abstinentes, même après des années, de proscrire toute consommation d’alcool.

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Les traitements contre la dépendance à l’alcool sont efficaces puisque approximativement 30 à 50% des personnes traitées sont abstinentes un an plus tard. Malheureusement la rechute peut se présenter au cours de l’évolution normale du traitement et souvent plusieurs traitements, parfois sur des années seront nécessaires pour obtenir une rémission complète.

En cas de dépendance, il est indiqué de viser l’abstinence. C’est la meilleure garantie de rémission complète de ce problème.

Si un alcoolo-dépendant refuse de se faire aider, on ne peut l’y obliger, sauf dans certaines situations de crises, s’il y a un problème médical aigu et sérieux impliquant les proches ou la justice. Une crise, dans laquelle l’alcool à son rôle à jouer, peut constituer une opportunité de prise de conscience de la gravité de la situation et de ce fait être un moment opportun pour accepter de se faire aider.

LA DéPENDANCE AU CANNABIS

L’usage de cannabis peut traduire un mal-être psychique – parfois insoupçonné – pouvant se transformer en crises d’angoisses, sentiment d’oppression. Un syndrome amotivationnel (démotivation) peut apparaître, ainsi que : manque d’estime de soi, intempérance, dépression et tendances suicidaires. Il existe une corrélation entre l’usage prolongé du cannabis et la dépression chez certains patients mais il reste difficile de dire si le cannabis produit la dépression ou si la dépression favorise une consommation chronique

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La dépendance physique au cannabis existe, même si elle est moins marquée que pour d’autres produits, probablement du fait de la demi-vie plus longue du THC dans le corps. Il faut également signaler qu’une dépendance physique au tabac, utilisé dans la confection du joint, se manifeste très souvent chez les fumeurs réguliers de cannabis. Cependant, un joint peut également être confectionné uniquement avec la substance.

La mémoire est affectée par la consommation de cannabis.

LA DéPENDANCE à LA COCAïNE

On estime que 20% des usagers deviennent dépendants. La dépendance à la cocaïne est parfois réversible mais même après un arrêt complet de consommation, il faut attendre de 12 à 18 mois sans rechute pour être considéré comme rétabli et abstinent. Consommée de façon régulière, la cocaïne peut provoquer:

  • une contraction de la plupart des vaisseaux sanguins: les tissus, insuffisamment irrigués, se nécrosent. C’est souvent le cas de la cloison nasale avec des lésions perforantes pouvant aller jusqu’à la nécrose des parois nasales chez les usagers prisant régulièrement la cocaïne;
  • des troubles du rythme cardiaque pouvant entraîner des accidents cardiaques
  • des troubles de l’humeur : irritabilité, paranoïa, attaque de panique, dépression
  • troubles du système nerveux : panique, anxiété, nervosité, sentiments de persécution, actes violents crises de paranoïa et hallucinations.
  • une augmentation de l’activité psychique : des insomnies, des amnésies, des difficultés de concentration, tics nerveux, etc.;
  • une dépendance psychique rapide et forte.

 

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La tolérance ne concerne que certains des effets, notamment l’euphorie, et est fortement liée aux sensibilités individuelles. Le syndrome de sevrage n’a été officialisé qu’en 1987 et ses manifestations physiques ne sont pas toujours observables. La consommation « en rail » favorise les transmissions virales (hépatite B, hépatite C et sida) par le partage de pailles ou de seringues (dans le cas d’une absorption par injection).

Chez la femme enceinte, la cocaïne traverse la barrière placentaire et expose le foetus à des risques de retard de croissance, accidents vasculaires, malformation.

L’usage de la cocaïne provoque :

  • la sensation d’avoir la gorge gonflée
  • une forte euphorie
  • un sentiment de puissance intellectuelle (illusion de tout comprendre et d’avoir une intelligence inconcevable) et physique (voire sexuelle) qui provoque une désinhibition
  • une indifférence à la douleur, à la fatigue et à la faim.
  • augmentation du rythme cardiaque (tachycardie), voire troubles du rythme cardiaque
  • augmentation de la pression sanguine (hypertension) et de la respiration
  • hyperthermie
  • crampes, tremblements, spasmes, épilepsie
  • saignements de nez
  • la levée des inhibitions peut provoquer une perte de jugements entraînant parfois des actes inconsidérés, tels que la violence, des comportements très agressifs.

Ces effets vont laisser place ensuite à ce qu’il est commun d’appeler « descente » ou « craving »: un état dépressif et à une anxiété que certains apaiseront par une prise d’héroïne ou de médicaments psychoactifs tels que anti-dépresseurs, anxiolitiques, calmants divers.

LA DéPENDANCE à L’HéROïNE

L’héroïne entraîne une forte accoutumance. L’arrêt brutal d’héroïne peut provoquer un syndrome de sevrage autrement appelé manque.

La dépendance à l’héroïne peut, de nos jours, être traitée par des médicaments de substitution : méthadone ou buprénorphine (Subutex). Ces substituts sont des opiacés synthétiques. Ils ralentissent l’apparition des symptômes de sevrage, les repoussant sans pour autant les supprimer. Les effets euphoriques de ces substances sont moindres et leur demi-vie (durée d’action) est plus grande que celle de l’héroïne, permettant ainsi une prise quotidienne unique. La substitution permet également de couper les patients toxicomanes du milieu de la drogue. La finalité étant pour certaines personnes le sevrage définitif à court ou long terme en baissant les doses afin d’atténuer graduellement les symptômes de manque.

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La prise d’héroïne par voie intraveineuse est considérée comme fortement addictogène: cela induit une alternance cyclique entre un effet euphorisant rapide et intense, et un état de manque.

L’héroïne agit sur la production d’endorphines en la réduisant — voire en l’arrêtant — en se liant sur les récepteurs spécifiques de la cellule. C’est ce processus qui est impliqué dans la dépendance physique où le corps ayant réduit sa production d’endorphine présente des symptômes physiques de manque de cette substance.

Du fait, de son fort caractère analgésique, elle peut masquer les douleurs dues aux infections. En cas d’overdose, l’héroïne peut entraîner la mort par dépression respiratoire. Le surdosage étant généralement accidentel et imputé à une dose trop concentrée.

L’héroïne provoque:

  • Flash, relaxation, apaisement
  • Extase, euphorie

Ces effets sont suivis d’un état de somnolence.

Effets de l’héroïne à court terme

  • Problèmes gastro-intestinaux
  • Ralentissement du rythme cardiaque
  • Baisse de l’amplitude respiratoire
  • Contractions importantes de la pupille
  • Action antitussive
  • Hypothermie
  • Démangeaisons

 

Effets de l’héroïne à long terme

  • Baisse de l’appétit pouvant entraîner des carences alimentaires voire des problèmes buccodentaires
  • Constipation et difficultés à uriner
  • Insomnies
  • Interruption des menstruations chez la femme
  • Forte dépendance physique et psychique
  • Troubles de l’humeur et anxieux
  • Problèmes cutanés

SUIVI HOSPITALIER

Le rétablissement amorcé pendant l’hospitalisation doit se poursuivre, en relation avec le médecin traitant, les groupes de prévention de la rechute (post cure) et les groupes d’entraide. L’existence d’un tel réseau ambulatoire permet:

  • De créer avec le patient une atmosphère de confiance favorable pour son rétablissement
  • Un soutien rapide en cas de crise

 

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Nous avons mis en place une collaboration étroite avec le médecin traitant du patient. L’expérience montre qu’une simple prise de contact en fin d’hospitalisation avec le médecin ne suffit pas à motiver le patient à s’engager dans un suivi ambulatoire.
Par ailleurs, un espacement trop important entre la sortie et la visite chez le médecin est souvent un facteur angoissant qui peut entrainer une reprise de la consommation.

Les groupes hebdomadaires de prévention de la rechute (postcure) qui se déroulent pendant onze mois en présence de soignants permettent de poursuivre le travail thérapeutique effectué pendant le séjour hospitalier et de consolider les comportements qui permettent de maintenir l’abstinence. Ce suivi post hospitalier est donc complémentaire au traitement résidentiel.

LES CONDITIONS DU SéJOUR

Durée du séjour: Le programme résidentiel dans notre unité dure approximativement 4 à 8 semaines. Il se poursuit par la participation hebdomadaire aux groupes de postcure pendant onze mois. D’autres modalités de postcure sont proposées aux personnes ne pouvant revenir chaque semaine à la clinique. Les questions administratives et assécurologiques peuvent être adressées au responsable des admissions (022 3632889 ou plecoeur@lametairie.ch)

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Les contacts avec l’extérieur

Afin que les patients se concentrent sur leur début de rétablissement, ils ne peuvent pas avoir de contacts avec l’extérieur ni de visites pendant la première semaine du traitement. Les communications téléphoniques, les envois de fleurs et de courrier seront transmis à l’équipe infirmière. Néanmoins, les personnes proches du patient peuvent contacter l’équipe soignante durant cette période pour prendre des nouvelles, pour autant que le patient donne son accord préalable.

Suite à cette semaine, les contacts téléphoniques et visites s’effectueront sur des plages horaires dédiées.